SOLITAIRE

SOLITAIRE
Gérard Lenorman
Solitaire


J'me sens plus solitaire,
Que l'homme des bois
Robinson d'un hiver sans feu sans joie
Plus de neige en Décembre
Plus de jeux dans la chambre
On ne fait que descendre, que descendre, que descendre
Que descendre plus bas...
Ce n'est pas un secret
Mais ça n'se dit pas
Le mensonge établi devient la loi
On sait tout sans apprendre
On veut tout sans attendre
On ne fait que descendre, que descendre, que descendre
Que descendre plus bas...
Faudrait qu'on nous oublie
Qu'on gère plus notre vie
Qui ne vaut plus rien
On ne demande rien
Qu'un peu de vrai
Du travail pour nos mains, exister
Faudrait qu'on nous laisse tranquille
Sur notre petite bulle fragile
Tous ces bienfaits, c'est bien trop cher payé
Ces p'tits conforts, ces vrais faux décors
Toutes ces p'tites morts
A coup de temps forts
Trop fort pour s'aimer
Trop fort pour rêver.
Il y a trop d'affaires
Trop d'hommes de loi
Et celui qui espère, n'est qu'un appât
On nous offre des cendres
Des cordes pour se pendre
On ne peut que descendre, que descendre, que descendre
Que descendre plus bas...
Faudrait vivre autrement
Faudrait vivre maintenant
Réapprendre l'instant
Goûter le temps
Et s'inscrire au présent
Comme avant

On voudrait de la lumière
Sans peur du nucléaire
Des forêts, des rivières
De l'eau, de l'air
Sans mercure, sans poussières
Faudrait qu'on nous laisse tranquille
Dans nos jardins, dans nos îles
Sans raisons, sans mobiles
Mais se sentir utile
Mais faudrait qu'on nous oublie ...





# Posté le jeudi 29 novembre 2007 04:15

POETE

POETE
Pierrette ASSENMACKER

Ame de poète, écoute.

La poésie est une manière de s'exprimer
Dans le rêve ou la réalité,
Laissez parler votre coeur
Chargé de bonheur,
Laissez parler votre âme
Plein de vague à l'âme.
Elle exprimera vos pensées
Pour ceux que vous aimez,
Elle exprimera vos angoisses
Quand la rage vous menace.
Dans la solitude vous lui parlerez
Comme à un ami qui sait vous écouter.
Alors le calme vous envahira
Et le bonheur pour vous renaîtra.







# Posté le mardi 27 novembre 2007 09:44

NOVEMBRE

NOVEMBRE






Novembre

Un paysage gris sur un tapis de feuilles,
Un collier de pluie au rameau suspendu,
Un voile de brumes cache l'espace nu
Et Novembre pleure son chagrin et son deuil

La rosée du matin cherche rose à aimer,
Erre dans les allées d'un jardin immobile
Inondé d'automne, de froidure infertile,
Demandant au ciel un répit pour rêver.

La nuit tombée s'accroche aux volets des maisons
Et drape les chaumes de ses brouillards de lune,
Se souvient des frissons d'un mois qui s'enrhume,
D'anciennes ombres, d'anciennes saisons.

Ô temps, reprends ton vol ! Ôte le flou des cieux !
Chasse les fantômes sur les tombes couchés !
La peau des nuages de grisaille souillée,
Jette-la dans l'oubli. Vois l'azur radieux !

Novembre ! Novembre aux étreintes de glace,
Au soleil endormi dans l'écrin de l'hiver,
Vite ! Rejoins Octobre au tombeau éphémère
Des saisons défuntes. Décembre attend la place.

.Michèle BRODOWICZ




















# Posté le jeudi 22 novembre 2007 09:39
Modifié le jeudi 22 novembre 2007 10:27

INSTANT

INSTANT
INSTANT...

Gris pâle sur ton sourire d'adolescent
Regard serein posé loin d'ici
Instant abstrait d'un silence qui ment
Souvenir fugace qui soudain prend vie

Et la mémoire nous trahit
Au détour de ce moment
Parfois on l'embellit
Aux couleurs du printemps
Comme un besoin une envie
De prolonger cet instant


Regard perlé sur ton sourire rose
Des larmes bleues sur tes souvenirs d'hier
Instant fragile et dans le silence morose
En fermant les yeux on peut voir la mer

Et la mémoire nous ramène
A toutes ces choses perdues
A ces absences qu'on traîne
De tous ces faux rendez-vous
A tous ces trop de je t'aime
Endormis au profond de nous

Regard noyé dans l'espoir de demain
Un jour peut-être nous serons heureux
Je chercherai la chaleur de ta main

ARMANDO R.
# Posté le mercredi 21 novembre 2007 04:17

CIEL

CIEL




Nadeige BAJZIK
Le ciel

Le ciel est pareil à un vaste océan
Jonché d'îles flottantes que sont les nuages,
Ou pareil au désert que tourmentent les vents,
Infini et superbe, et fertile en mirages.

A l'aurore naissante, silencieux et serein,
Il déploie lentement d'impalpables voilages,
Comme ondulent les vagues sous la brise au matin,
Ou les dunes mouvantes sous les souffles sauvages

A midi, au soleil, dans l'ardente lumière,
Il vibre, épanoui, frémissant, radieux,
Comme fait l'horizon où scintille la mer,
Ou l'eau, parmi les sables, qu'imaginent les yeux

Et le soir, embrasé de pourpre et de vermeil,
Avec ses îles roses qui vont à la dérive,
Terres de rêve dans un océan de merveilles,
Oasis dispersées dans un désert sans rives.

.A l'heure sacrée du jour où règne le silence,
Parmi les rayons d'or éclabloussés de sang,
Dans la beauté sublime des rivages immenses,
Se dessinent des paysages captivants


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# Posté le mardi 20 novembre 2007 03:58
Modifié le jeudi 22 novembre 2007 09:43